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Street food of Korea : du tteokbokki pimenté au hotteok fondant, que goûter et où ?

Clara Deverrière 6 min de lecture
Street food of korea : tteokbokki pimenté, hotteok doré, gimbap au marché coréen

Pour une première découverte de la street food coréenne, commencez par un gimbap, poursuivez avec quelques tteokbokki si vous aimez le piment, puis terminez par un hotteok bien chaud. À Séoul comme à Busan, les marchés permettent de comparer ces spécialités sans commander un repas entier. Le plaisir tient autant aux saveurs qu’aux textures : riz élastique, friture craquante, bouillon brûlant et sucre fondant.

Choisir ses premières bouchées selon le goût et la texture

La cuisine de rue en Corée du Sud accompagne une pause, une sortie ou un trajet quotidien. Une brochette constitue un en-cas ; plusieurs portions partagées peuvent former un repas. Tout n’est pas pimenté : la sauce et la garniture comptent davantage que le mode de cuisson.

Street food of Korea : spécialités coréennes salées, frites, grillées et sucrées
Street food of Korea : spécialités coréennes salées, frites, grillées et sucrées

Les classiques salés pour commencer

Spécialité Composition et texture Piment
Tteokbokki — 떡볶이 Gâteaux de riz mijotés dans une sauce au gochujang, souples et élastiques Généralement marqué, avec une note sucrée
Gimbap — 김밥 Riz et garnitures roulés dans une feuille d’algue, servis en bouchées Habituellement doux, selon la garniture
Eomuk — 어묵 Pâte de poisson cuite, souvent sur brochette dans un bouillon chaud Souvent doux, sauf version épicée
Twigim — 튀김 Beignets de légumes, de calamar ou d’autres ingrédients, croustillants Généralement doux sans sauce
Mandu — 만두 Raviolis farcis, cuits à la vapeur ou frits Variable, notamment avec du kimchi

Le gimbap n’est pas simplement un sushi coréen : son riz est généralement assaisonné à l’huile de sésame plutôt qu’au vinaigre. Ses garnitures peuvent associer légumes, œuf, viande ou poisson. Pour apprécier les twigim, goûtez d’abord une bouchée nature, puis trempez-en une autre dans la sauce des tteokbokki.

Grillé, doré ou plus inhabituel

Les dakkochi — 닭꼬치 sont des brochettes de poulet grillé dont la sauce peut être douce ou relevée. Le bindaetteok — 빈대떡, une galette à base de haricots mungo, offre une croûte dorée et un intérieur tendre ; sa composition peut inclure du porc. Le sundae — 순대 est un boudin coréen, souvent préparé avec des nouilles transparentes et du sang de porc. Sa texture dense mérite une petite portion découverte plutôt qu’une commande à l’aveugle.

Faire une place aux douceurs, surtout lorsqu’elles sortent de cuisson

Le hotteok — 호떡 est une galette de pâte farcie de sucre, souvent de cannelle et de fruits à coque, puis dorée sur plaque. L’extérieur légèrement croustillant contraste avec le cœur sirupeux. À Busan, le ssiat hotteok — 씨앗호떡 se distingue par sa garniture de graines et, selon les recettes, de noix.

Observez la fermeture du hotteok : comme un joint d’étanchéité, la soudure de pâte retient le sirop pendant la cuisson. Une fissure peut laisser échapper une coulée brûlante, même si la surface paraît tiède. Gardez la galette dans son support, ouvrez une petite bouchée sur le bord et laissez la vapeur sortir avant d’atteindre le centre. Ce détail évite aussi de perdre la garniture sur ses vêtements.

Le bungeoppang — 붕어빵, petit gâteau moulé en poisson, contient traditionnellement une pâte sucrée de haricots rouges : sa forme n’indique pas une présence de poisson. Le gyeranppang — 계란빵 associe un petit pain légèrement sucré à un œuf. Quant au chapssal kkwabaegi — 찹쌀 꽈배기, ce beignet torsadé au riz gluant séduit par sa mâche souple. Ces préparations sont particulièrement agréables fraîchement cuites ; attention toutefois aux garnitures très chaudes.

À Séoul et Busan, choisir un lieu plutôt que courir les stands

Séoul : marchés traditionnels ou quartiers animés

Gwangjang Market constitue un bon point de départ pour associer bindaetteok, petits gimbap et mandu. Ses allées permettent de comparer plusieurs préparations et de composer un repas progressif. Namdaemun Market convient aussi à une exploration gourmande entre les commerces, en choisissant les stands selon ce qui cuit au moment de votre passage.

Localiser le marché de Gwangjang à Séoul

Myeongdong propose une ambiance plus tournée vers la promenade et les snacks visuels, notamment les brochettes et pommes de terre en spirale. À Hongdae, la dégustation s’intègre facilement à une sortie dans le quartier. Ces lieux n’offrent pas tous les mêmes prix ni les mêmes spécialités : vérifiez la carte plutôt que de supposer qu’un snack coûte partout pareil.

Busan : commencer autour de BIFF Square

BIFF Square est un repère connu pour goûter le ssiat hotteok. Vous pouvez ensuite compléter avec des eomuk ou une préparation salée disponible alentour. Par temps froid, alterner une brochette chaude et une douceur tout juste cuite rend la balade particulièrement réconfortante. Vérifiez les horaires des établissements visés : un marché ouvert ne signifie pas que chaque stand sert toute la journée.

Budget, commande et restrictions : les vérifications utiles

Des prix rapportés par Migrationology donnent des repères historiques, pas des tarifs actuels garantis : gimbap autour de 1 500 won par rouleau ou petite portion de 4 à 6 bouchées selon le stand, mandu à 3 000 won pour 3 à 5 pièces et sundae à 6 000 won l’assiette à Gwangjang. D’autres relevés mentionnent les tteokbokki entre 2 500 et 4 000 won et le hotteok à 1 000 won. Prévoyez une marge et consultez les prix affichés avant de commander.

  • Pour commander : montrez le plat et dites « Igeo hana juseyo », soit « un de ceci, s’il vous plaît ».
  • Pour le piment : « Maewoyo ? » signifie « est-ce piquant ? ». Une sauce déjà mijotée ne peut pas toujours être adoucie.
  • Pour payer : gardez des espèces et vérifiez l’acceptation de votre carte avant la préparation.
  • Pour manger sur place : utilisez l’espace indiqué et demandez où déposer brochettes, gobelets et déchets.

Un plat aux légumes n’est pas nécessairement végétarien : bouillon de poisson, porc ou sauce animale peuvent entrer dans sa préparation. Les eomuk contiennent du poisson ; les mandu et gimbap ont des garnitures variables. Blé, soja, œuf, sésame et fruits à coque sont également à surveiller. En cas d’allergie, présentez une carte explicative en coréen et renseignez-vous sur les ustensiles ou huiles partagés.

Enfin, privilégiez une cuisson visible, des aliments correctement protégés et servis bien chauds lorsqu’ils doivent l’être. Un stand fréquenté indique une rotation probable, sans garantir à lui seul l’hygiène. Pour une première sortie, mieux vaut partager trois préparations différentes que multiplier les grosses portions : vous garderez de l’appétit pour la prochaine découverte.

Clara Deverrière

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